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La gastronomie savoyarde

Plateau savoyard

Le Savoyard mangeait pour vivre et ne vivait pas pour manger... Cet adage vaut également pour le sizeret. La cuisine était rustique, faite pour "tenir au corps". Ce n'était pas une cuisine de nantis car, avant la transformation de la Savoie en région touristique et industrielle, le Duché était un pays pauvre dont les hommes devaient s'expatrier durant l'hiver pour subvenir aux besoins de leur famille. Comment s'alimente t'on dans un pays pauvre?

On achète le moins possible à l'extérieur, on utilise ce que l'on produit soi-même et on ne laisse rien perdre. L'alimentation locale sera donc à base de porc salé (on garde les bovins pour les vendre au maquignon durant les foires d'automne), de fromage et de laitage, d'où la place importante tenue par les gratins dans la cuisine régionale. La pomme de terre est apparue en Savoie près d'un siècle avant qu'elle ne soit connue en France voisine. Les repas "de tous les jours" étaient le plus souvent composés d'une soupe de légumes du jardin dans laquelle on ajoutait parfois un morceau de lard ou un peu de lait. Les paysans mangeaient la soupe avec du fromage, de préférence de la tomme.

Autour d'une fondue

La vigne ne poussant pas à cette altitude, la boisson des jours de fête était du cidre. L'été, les bergers se nourrissaient de sérac, fromage maigre obtenu à partir du petit lait, réservant le fromage pour l'hiver. Les spécialités vinrent bien plus tard, souvent inspirées des plats économiques ancestraux : les fondues et autres raclettes que l'on faisait autrefois pour terminer les chutes de fromage en sont les témoins actuels.